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Gerome ETTZEVOGLOV
Auteur - Conférencier - Consultant
EXPERT EN HYPNOSE
17, rue de l'Hôtel des Postes
06000 NICE
Tél : 04.23.13.09.09

L'hypnose ne se substitue à aucun avis ni traitement médical.
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©2017-2019 EUTHYMIX  / MENTIONS LÉGALES

EN SOMME, C'EST QUOI L'HYPNOSE ?

29/09/2017

L’hypnose désigne des états non-spécifiques ; ils se traduisent par la modification du niveau de conscience dominant notre appréhension raisonnée du tout :

 

Environnement, pensées, sensations, sentiments, image de Soi, de l’Autre, du monde, etc.

 

La transe est un « état non-ordinaire de conscience » (1).

En d’autres termes, l’hypnose est une forme « extraordinaire de conscience ».

Légère, moyenne et profonde, définissent communément les trois degrés d’intensité d’hypnose.

 

Bien employée, dans la relation d’aide, l’hypnose est profondément humaine, elle ouvre un espace transitionnel (2) de liberté ; la liberté d’explorer et de percevoir les mondes, intérieur et extérieur, individuel et partagé, dans une dynamique subjective d’évolution.

C’est une forme d’observation active qui représente un biais intime vers une ouverture existentielle appropriée, tant dans sa codification perceptuelle que sa réification créatrice.

Cette relation intime à soi et à son environnement est intrinsèquement grandissante ; elle offre une possibilité singulière de détachement de cadres polluants et restrictifs, en vue d’évoluer confortablement dans la complexité acceptée de son « Moi ».

 

En d’autres mots, l’hypnose se définit par une appréhension atypique de toute information de quelque nature qu’elle soit : contextuelle, sociologique, émotionnelle, physique, biologique, psychologique, neurologique ; elle permet un repositionnement équilibrant.

« Toutes les formes d’organisation sur le plan psychologique, physique et biologique, sont en fait des expressions de l’information et de ses transformations » (3).

 

L’hypnose tend à nous amener vers une réflexion temporaire irrationnelle (l’espace de transe) permettant de modeler ou remodeler une compréhension juste et appropriée (parce que propre à soi-même) qui fait sens, et ainsi d’exister librement dans une réalité partagée complexe et imparfaite.
Ce type de relation à soi est une alternative active et constructive à la tyrannie du « Je dois, il faut » ; elle participe d’un phénomène louable et autorégulateur menant au « je suis ».

 

En définitive, l’hypnose ouvre des issues précieuses qui permettent de s’éloigner de l’influence pathogène du syndrome de l’utopie (4), pour ainsi réveiller cette capacité innée et inhérente à chacun : l’aptitude à l’émerveillement simple de l’expérience enrichissante de vivre.

Auteur : Gerome ETTZEVOGLOV
Expert en hypnose appliquée aux relations d'aide
​Président du Syndicat Français des Praticiens en Hypnose Intégrative

 

La reproduction totale ou partielle de cet article est permise sous la condition d’intégrer de manière visible dans votre article: « Auteur, G. ETTZEVOGLOV : WWW.ETTZEVOGLOV-GEROME.COM. »

 

NOTES DE BAS DE PAGE

1. Nachez, M. (1999), Les états non ordinaires de conscience, Essai d’anthropologie expérimentale, Thèse de doctorat de sciences humaines, SEPTENTRION.

2. Dans la forme « topologique » des phénomènes transitionnels de D. Winnicott, à savoir celle d’un « espace potentiel » tel qu’il le définit: « J’ai introduit les expressions « objet transitionnel » et « phénomène transitionnel » pour désigner la zone d’expérience qui est intermédiaire entre […], l’activité créatrice primaire et la projection de ce qui a été introjecté, […]. ». et « […], je m’intéresse à la première possession et à la zone intermédiaire qui sépare le subjectif de ce qui est perçu objectivement. ». Winnicot, D. W. (1969), De la pédiatrie à la psychanalyse, PAYOT, p.110. Winnicot, D. W. (1975), Jeu et réalité, l’espace potentiel, GALLIMARD.

3. Stonier, T. (1990), Information and the internal structure of the universe, New York, Springer-Verlag.

4. Watzlawick P. , Weakland J. , Fish R. (1975), Changements, SEUIL, POINT, p. 66-80.

 

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